NOTRE HISTOIRE

Le village, il faut le voir du haut de la côte des Estaques, quand on vient de Decazeville : le cours large et tranquille du Lot, les serres aux angles arrondis, les maisons, le clocher… Et du vert tout autour, au printemps, en été, lorsque la terre s’est suffisamment reposée et que les agriculteurs, maraîchers ou éleveurs, récoltent ce qu’ils y ont semé.

Notre histoire est ici, à Livinhac-le-Haut, dans cette plaine alluviale dont nous avons façonné le paysage, génération après génération, lui rendant par nos soins et notre travail ce qu’elle nous a apporté à l’origine : une promesse de fertilité. Nourrir sa famille, ses voisins, les familles des villages ou de la ville d’à côté… Il ne sera jamais question que de cela.

Dans l’Entre-deux-guerres, ce sont nos grands-parents qui ont commencé. A la dure, ils ont tracé tous les sillons et fait de l’exploitation du Peyssis ce qu’on appelle une "bonne maison", connue alentour pour la qualité et le sérieux de son travail, ses légumes et ses fleurs : la Maison Cayrade.

Nos parents ont pris le relais, creusant les sillons originels, les amendant dans un souci constant de modernité.

Et aujourd’hui, nous voilà, pleins d’envie et d’idées. Nous savons ce que nous devons à nos aînés et aussi qu’ils nous regardent : tâtonner et tenter de nouvelles expériences, au plus près de la nature, des clients auxquels nous voulons proposer toujours plus de qualité et de variété alimentaires.

C’est de cela qu’il sera toujours question ! De responsabilités.

Les frères Cayrade

Le maraîchage, Guillaume et Martin Cayrade ne pouvaient faire moins que de tomber dedans quand ils étaient petits ; il en va ainsi dans les exploitations agricoles familiales. Au début, c’est un jeu de mettre la main à la « patate » durant les vacances d’été ou les mains dans le cambouis, l’hiver, quand il faut entretenir les machines.

Pourtant, les deux frères ne se destinaient pas à reprendre la ferme du Peyssis. Après ses études, Guillaume lançait tout juste son activité de coach sportif dans le bassin de Decazeville quand le décès prématuré de son père en a décidé autrement.

A 26 ans, le voilà aux manettes de l’exploitation de quelque huit hectares où, après une période de rodage, il ne tarde pas à imprimer sa marque, en cultivant variétés anciennes, pousses asiatiques et autres "nouveautés" à côté des légumes traditionnels. En plus des marchés hebdomadaires, il propose des paniers primeurs livrés à domicile ou à retirer à la ferme, et collabore avec plusieurs jeunes restaurateurs de la région pour valoriser sa production.

Fin 2016, Martin, qui a mis jusque-là ses compétences en chaudronnerie au service d’entreprises du bassin, rejoint son frère aîné sur l’exploitation au sein du Gaec "L’Arrogance des légumes", ouvrant ainsi un nouveau chapitre de la saga familiale.